Warren Buffett : l’interview

Je ne suis par particulièrement fan des modèles américains, pas plus qu’européens d’ailleurs, mais j’avais depuis longtemps en tête de traduire une interview de Warren Buffett que j’avais trouvé excellente. C’est chose faite. Alors bonne lecture (je pense que tout ce qui sort de cet interview vaut de l’or).

« Alors que j’étais à la Columbia Business School, j’avais vu une annonce dans le journal pour un cours de prise de parole en public à la « Dale Carnegie » et j’ai pensé que ce cours serait bien pour moi. Je suis donc allé m’inscrire à Midtown et je leur ai fait un premier chèque. Mais après avoir commencé, j’ai rapidement arrêté les paiements. Je ne pouvais pas le faire. J’étais terrifié. Je suis retourné à Omaha après avoir obtenu mon diplôme et j’ai obtenu un emploi de broker. Je savais que je devais être capable de parler devant des gens. Une nouvelle fois, j’ai vu l’annonce dans le journal et je me suis une nouvelle fois inscrit. Mais cette fois j’avais remis à l’instructeur une centaine de dollars en espèces. Je savais qu’en lui versant l’argent, je ne pouvais plus faire demi tour et que je me contraignais moi-même de venir. Et c’est ce que j’ai fait. Il y avait une trentaine de personnes dans la classe et, la première fois, nous avons tous eu du mal à nous présenter. Nous nous rencontrions une fois par semaine et ce durant une dizaine de semaines en tout. Nous devions préparer différents types de discours que nous nous présentions. Nous apprenions des astuces psychologiques pour surmonter nos peurs. Il y avait ce sentiment commun que nous étions tous dans le même bateau et que nous nous entraidions les uns et les autres. A la fin du cours, je suis allé à l’Université de Omaha et je me suis dit : « Je veux commencer à enseigner ». Je savais que si je ne parlais pas devant des gens rapidement, tous les progrès que j’avais réalisé aller retomber. Et j’ai ainsi continué à parler en public, et maintenant on ne peut plus m’arrêter de parler! L’impact de cette expérience a été très important toute ma vie durant. En fait, la plupart des diplômes universitaires que j’ai obtenus ne sont pas affichés dans mon bureau mais le certificat de prise de parole en public de la « Dale Carnegie » est fièrement affiché. Ce cours à $ 100 m’a donné le diplôme le plus important de ma vie ! Il a certainement eu le plus grand impact sur ma réussite ultérieure. Avec le Baccalauréat vous apprendrez tout un tas de choses compliquées, mais ce qui est vraiment essentiel est d’être capable d’amener les autres à suivre vos idées. Si vous êtes un vendeur, vous voulez que les gens suivent vos conseils. Si vous êtes un Business Man, vous voulez que vos clients vous suivent en affaire. Quoi que vous fassiez, de bonnes compétences en communication sont incroyablement importantes et quelque chose que presque tout le monde doit et peut améliorer, à la fois dans l’écriture et la parole.

« …de bonnes compétences en communication sont incroyablement importantes »

Une amélioration même modeste peut faire une grande différence dans votre future aisance matérielle, ainsi que dans de nombreux autres aspects de votre vie. Dans mon cas, j’ai rencontré ma femme alors que je prenais les cours à la « Dale Carnegie »… Car si je lui avais parlé avec la manière dont je m’y prenais six mois plus tôt, je ne l’aurais sûrement pas persuadée de dire « oui ». Il y a toutes sortes de bonnes choses qui proviennent des compétences en communication.

« Une des meilleures choses que vous pouvez faire dans la vie est de vous entourer de gens qui sont meilleurs que vous êtes »

Vous finirez par vous comporter plus comme ils se comportent, et, à leur tour, vous les influencerez vous aussi. Il s’agit d’un système comme le système planétaire. Si vous êtes avec des gens qui n’ont pas les bons comportements, qui n’ont pas le niveau, vous allez vous-même commencer à être attiré vers une mauvaise direction, vers le bas. Voilà juste la façon dont tout cela fonctionne.

« La question est donc de savoir quelles sont les personnes avec lesquelles vous devez vous associer »

Il est également impératif de choisir les bons modèles. J’ai toujours eu de la chance à cet égard. Les gens que vous admirez vont former votre vision de la façon dont vous voulez être dans votre future vie. J’ai eu un certain nombre de modèles  fantastiques qui ne m’ont jamais déçu. Je suis en mesure de reprendre beaucoup de choses précieuses de leur part. Mon premier modèle fut mon père. J’ai grandi avec un amour incroyable et une admiration sans borne pour lui. Je voulais être comme lui. Il m’a donné les meilleurs conseils, et il a été extrêmement utile et important pour moi et ce dans beaucoup de domaines. 

« C’est ainsi que mon père m’a appris que ce qui est dans votre tableau de bord interne est plus important que ce qui est dans votre tableau de bord externe »

Beaucoup de gens sont préoccupés par ce que le monde va penser de ceci ou de cela au lieu de ce qu’ils croient eux-mêmes. Si vous êtes à l’aise avec votre tableau de bord interne, vous allez avoir une vie gratifiante. Les personnes qui cherchent trop au travers de leur tableau de bord externe, trouvent parfois qu’il est un peu creux quand ils obtiennent des réponses par ce filtre. Mon père est mort il y a 46 ans. J’ai un grand portrait de lui sur le mur de mon bureau, et je me demande encore comment il réagirait concernant ce que j’ai réalisé.

La chose la plus importante qui me soit jamais arrivé est d’épouser Susie, un autre de mes modèles. Elle a eu une grande influence sur moi. En termes de bonheur, ce fut le jour et la nuit. Je n’étais pas très équilibré avant de la rencontrer. Le plus grand obstacle pour moi était une personnalité insuffisamment développée. Et quel obstacle ! Je n’étais pas suffisamment sociable et n’étais pas très sensible à la façon dont les autres pensaient. Je ne veux pas dire que j’étais complètement insensible, je connaissais beaucoup de gens, mais mes capacités sociables n’étaient pas très développées par rapport à mes capacités intellectuelles. J’avais beaucoup à rattraper et ceci ne se fait pas du jour au lendemain. C’est comme si Susie avait eu un petit arrosoir. Elle a versé, et verse toujours, de l’eau sur moi et, après un temps assez long, des fleurs poussent et s’épanouissent au lieu de mauvaises herbes. Elle a pris soin de moi à la fois à l’extérieur mais aussi à l’intérieur. Je lui dois tout cela. Sans Susie, je pense que j’aurais probablement vécu comme beaucoup de gens le font. J’aurais gagné beaucoup d’argent, sans savoir que j’avais besoin d’aide à cet égard et que je n’aurais pas été finalement heureux. Ca aurait fini par être un immense gâchis.

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Vous aurez réussi votre vie si, alors que vous vieillissez, les gens qui vous aiment vous aiment avec sincérité.

« Je n’ai jamais connu quelqu’un qui ne ressente comme un succès le fait qu’à un certain âge on ne soit entouré que par des gens qui vous aiment »

Je connais énormément de gens riches à qui on organise des dîners somptueux en leur honneur, on propose que des hôpitaux portent leur nom, et ce genre de chose, mais la vérité est que personne ne pense vraiment à eux. Je pense d’ailleurs qu’à un moment donné, ils s’en rendent compte, et tout est en fait complètement vide autour d’eux. Benjamin Graham, mon ancien patron et mentor, était un autre modèle. C’était un génie. J’ai travaillé avec lui au début de ma carrière. Vous devez vous rendre compte que je n’avais alors même pas négocié mon salaire pour travailler avec lui (j’ai découvert combien je gagnais à la fin de mon premier mois…). En fait il faut être conscient de ce que cela signifie que de travailler pour la personne que vous admirez le plus. Bien sûr ce travail ne représentait pas l’emploi que j’ai pu obtenir dix ans plus tard, mais j’ai eu l’opportunité d’apprendre énormément. Au début vous ne pouvez pas prétendre avoir un emploi juste pour l’argent, et

« vous ne devriez jamais travailler pour les gens qui vous rendent malades ou qui vous empêchent de dormir la nuit. Si vous êtes dans une situation pareille, pensez à changer d’emploi aussi vite que possible »

Et assurez-vous que vous êtes en harmonie avec vous-même et que ce que vous faites vous passionnes et vous intéresses vraiment.

« Vous devriez être heureux et épanoui à chaque fois que vous vous levez le matin. Je suis heureux d’aller travailler tous les matins, et je travaille avec des gens que j’estime formidables »

Quand Ben avait environ douze ans, il a lui-même  déterminé qu’il serait préférable de passer son temps avec des gens qui l’aimait et avec lesquels il y avait une véritable admiration mutuelle. Il en est venu à cette conclusion non seulement par intuition mais aussi parce que cette manière de fonctionner le ferait se rapprocher des gens avec lesquels il partageait le plus facilement ses idées. Il dressa alors la liste des qualités qu’il souhaitait que les personnes proches de lui aient et lista également les défauts que les gens proches de lui ne pouvaient pas avoir. Quand Ben examina ces deux listes, il se rendit compte qu’il ne pourrait avoir ni toutes les qualités ni tous les défauts qu’il avait ainsi pris en compte dans une autre personne. En fait certaines qualités tenaient plus du comportement et du caractère et pas d’un apprentissage comme la possibilité de lancer un ballon de football à soixante yards ou de sauter de un mètre cinquante en hauteur. Donc Ben consciemment décida de devenir le genre de personne qu’il voulait admirer.

« C’est ainsi que les qualités morales et l’intégrité font une énorme différence dans la réussite et à commencer par soi-même »

Je souhaiterais que les étudiants de Business School fassent le même exercice qu’a réalisé Ben. La plupart des comportements sont habituels et conventionnels. Je pense que

« les chaînes de l’habitude et de la routine, sont très vite trop légères pour être ressenties jusqu’à ce qu’elles soient finalement trop lourdes pour être rompues »

Je n’ai aucun doute à ce sujet. Je vois des personnes âgées qui se sont faites piéger par un comportement autodestructeur. Les mauvaises habitudes sont difficiles à changer, mais les bonnes habitudes sont beaucoup plus difficiles à mettre en œuvre. Alors pourquoi ne pas décider d’avoir les bonnes habitudes et les acquérir dès maintenant ? Quand vous aurez mon âge, ce sera beaucoup plus difficile à faire. Un des mes autres amis et modèles, Tom Murphy, possédait un esprit incroyable. Il pouvait faire  cinq choses pour vous sans en attendre la moindre chose en retour. En fait après qu’il ait travaillé pour vous sur ces cinq choses, il était capable de déjà penser à la sixième !…C’était une personne qui avait également un certain pouvoir en affaire. Il n’avait pas besoin de crier pour se faire entendre. Tout se passait sans effort. Il était toujours détendu. Il y a quarante ans, Tom m’a fait un cadeau : il m’a donné un conseil. Il m’a dit,

« Warren, vous pouvez toujours dire à quelqu’un d’aller au diable. C’est une manière facile de régler un problème et vous ne vous êtes effectivement pas gênés pour le faire dans ce cas précis ce qui vous a mis dans une situation confortable pendant une journée. Si ensuite vous ne ressentez pas la même chose le lendemain, dites le à la personne que vous avez maudite la veille et éviter de maudire les gens juste dans des moments de colère (qui reste, de toute manière, très mauvaise conseillère) » 

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Intellectuellement je ne suis pas plus doué qu’une autre personne. Mon cerveau est un cerveau moyen qui fonctionne à merveille dans toutes les situations. Il y a plein de choses pour lesquelles je ne suis pas particulièrement bon. Mon fils peut jouer d’instruments de musique qu’il me faudrait un million d’années pour maîtriser. Je ne sais pas bien jouer au football. Je ne le pourrais en fait jamais. Je ne sais pas jouer aux échecs comme d’autres savent le faire. Mais mon esprit ne fonctionne bien en fait qu’en termes d’évaluation des affaires. Je dois cette petite compétence à mon parcours, et aux opportunités que j’ai su saisir de travailler dans des sociétés où l’on m’a donné la possibilité d’exploiter mes capacités dans ce domaine. Cela étant dit, il y a encore toutes sortes de possibilités d’investissement pour lesquels je ne suis pas en mesure de tout comprendre.

« Ainsi je comprends certains types d’entreprises avec des modèles de fonctionnement simples. Je ne comprends pas les business models très compliqués »

Coca-Cola, par exemple, est une entreprise peu compliquée. Ses produits sont intemporels et son marketing universel. Je tente de trouver des entreprises dans lesquels je peux tout saisir. Des entreprises que j’apprécie au travers de ses dirigeants et pour lesquelles je pense payer le prix juste et logique par rapport à l’avenir de l’organisation. Je crois très fortement dans l’exploitation au sein de ce que j’appelle mon «cercle de compétence ».

« La chose la plus importante au niveau de votre cercle de compétence n’est pas son importance, sa grandeur, mais la façon dont vous en définissez le périmètre »

Si vous savez où vos frontières se trouvent, vous êtes bien mieux lotis que quelqu’un qui a un cercle cinq fois plus grand mais dont les frontières sont floues. Il est aussi important que de savoir sur quoi se concentrer et savoir quoi laisser de côté. Tom Watson, le fondateur d’IBM, l’a très bien défini : «Je ne suis pas un génie, mais je suis intelligent sur certains aspects, et je me concentre autour de ces aspects que j’appelle mes forces ».

« Une qualité importante dans mon domaine est la stabilité émotionnelle »

Vous devez être capable de penser de façon indépendante. Si je prends une étude pour chaque décision d’investissement que je prends, je vais alors penser exactement comme tout le monde alors que je ne pense généralement pas comme tout le monde. Comme ma société est devenue plus grande et que j’ai plus de personnes pour prendre des décisions, les décisions deviennent en fait de plus en plus homogènes. Je ne pense pas que vous puissiez jamais obtenir les plus brillantes décisions d’investissement avec un grand comité stratégique. Je dois avoir en fait un tempérament qui me permet de ne penser que par moi-même. Quand j’en viens à une conclusion, je ne veux pas être dérangé si d’autres sont en désaccord avec moi. C’est difficile à admettre pour beaucoup de gens, mais tant que je sens que je connais les faits, je reste en accord avec moi-même.

« Dans le monde de l’investissement ou de l’entreprise, vous devez être en mesure de déployer les choses très vite et vous devez être prêt à faire les choses en grand »

En général je n’ai aucun problème dans ce domaine. Mon potentiel est en ligne avec cela. Mais il m’est cependant arrivé de réussir des investissements majeurs sans pour autant avoir anticipé tous les éléments. C’est sûr qu’il ya eu des choses pour lesquelles je n’avais pas une énorme assurance, mais soit je ne me suis tout simplement pas lancé ou soit je me suis lancé mais à une petite échelle. Je craignais en fait le pire et je suis resté dans ma coquille au lieu parfois de sortir mon carnet de chèque. Il n’y a pas beaucoup de cas où je suis passé « à côté » mais c’est arrivé. J’ai aussi réalisé quelques mauvais investissements.

« Il ne fait aucun doute que vous allez faire des erreurs dans la vie »

J’en ai fait beaucoup, et je suis sûr que je vais en refaire. Vous avez juste à vous assurer que vos erreurs ne seront jamais fatales, et vous n’allez pas les faire pour de grandes décisions. Par exemple, concernant le choix de la personne que vous épousez car cela reste le choix d’une vie.

« J’essaye de minimiser mes erreurs, mais je ne suis pas de ceux qui s’y attardent. Cela n’en vaut pas la peine. Vous devez mettre vos erreurs de côté, les laisser derrière vous et ne pas toujours regarder en arrière. Demain est un autre jour. Il suffit d’aller à la prochaine chose et vous efforcez de faire de votre mieux »

Il est important de réaliser que les autres vont faire des erreurs aussi. Il est pratiquement impossible que quiconque prenne beaucoup de décisions d’affaires et ne fasse aucune erreur. Je dois donc décider si les gens qui travaillent pour moi savent ce qu’ils font ensembles. Je ne suis pas une personne qui blâme beaucoup parmi la norme des décideurs. Je suis probablement assez tolérant des erreurs de nos gestionnaires.

« Les triomphes dans la vie sont des triomphes parce que vous savez que tout ce que vous faites ne sera certainement pas une réussite »

Si vous avez joué au golf et obtenez un trou en un sur chaque trou, c’est que vous aimez vous ennuyer. Une partie du plaisir est de frapper une balle dans les bois et puis réaliser un grand coup de récupération. Et parfois, vous ne réussirez pas ce grand coup de récupération. Pour moi, faire de l’argent est un jeu intéressant. La raison pour laquelle je continue est similaire à la raison pour laquelle les meilleurs golfeurs continuent à jouer. Ils ne le font pas pour l’argent mais pour l’amour du sport. Il y a beaucoup de gens qui font ce que je fais, il est donc intéressant pour moi d’être en concurrence et que mes affaires se portent bien ».

QUELQUES BONUS SIGNIES WARREN BUFFETT

« A la fin du collège, je m’étais fixé un objectif très ambitieux : être admis à la Harvard Business School. J’étais presque certain qu’ils m’accepteraient. Le jour du grand oral, je me suis réveillé avant l’aube et j’ai pris le train qui m’amenait à Chicago. Après un périple de dix heures, et quelques difficultés intra-urbaines, je suis finalement arrivé à mon rendez-vous avec une heure d’avance. J’ai rencontré un diplômé qui m’a interviewé. Nous avons parlé pendant environ dix minutes, il a évalué mes capacités, et il passa l’entretien à me tirer vers le bas. Je ne fus évidemment pas retenu et il ne m’adressa même pas une lettre d’explication. Il m’avait tout simplement écrasé, broyé. Mon père avait toujours eu une forte attente venant de moi donc inutile de vous dire que le chemin du retour fut incroyablement long et que j’ai utilisé ce chemin pour réfléchir sur le fait qu’il allait être déçu. Je me sentais très mal. J’avais un sentiment d’effroi. Mais presque immédiatement, j’ai commencé à enquêter sur d’autres écoles et j’ai découvert que Benjamin Graham (dont je venais de dévorer le dernier livre) enseignait à Columbia. Dès mon retour je postulais pour cette université où je fus accepté. Graham a eu une influence majeure dans ma vie. Ceci fait partie de mon expérience générale où comment retourner une situation qui paraît totalement perdue peut se transformer en success story. Mon rejet de Harvard est certainement une belle illustration de cette aventure ».

« La réputation est très importante. Je demande aux responsables de mes entreprises qu’ils soient en mesure de juger chacune de leurs actions non seulement vis-à-vis de la loi (qui, bien sûr, est le premier test), mais aussi par ce que j’appelle le« test du journal » : comment se sentiraient-ils concernant leurs décisions, si ils savaient que ce serait montrer le lendemain dans leur journal local, écrit par un journaliste intelligent mais un peu désagréable et lu par leurs familles, amis et voisins? Si ils passent ce test, ils sont en accord avec eux-même alors tout va bien. Sinon ils s’en vont».

«La plupart des gens va passer sa vie à n’utiliser qu’une très, très petite partie de leur potentiel. Vous pourriez avoir un moteur de trois cents chevaux et en obtenir trois cents ou vous pouvez en obtenir beaucoup moins. Les gens que je vois bien fonctionner ne sont pas ceux qui ont le plus gros « moteurs », mais ceux qui fonctionnent le plus efficacement ».

« Voici un message que je pense être très important de faire comprendre aux jeunes. Chaque adolescent ou adolescente ne pense qu’à une chose : « Quand pourrais-je avoir ma première voiture ? ». Disons que je vous offre la voiture de vos rêves. Vous pouvez choisir la voiture que vous voulez, et quand vous sortez de la classe cet après-midi, cette voiture vous attendra chez vous à la maison. Mais il y a juste un hic… Cette voiture c’est la seule voiture que vous n’allez jamais avoir de toute votre vie. Maintenant, sachant cela, comment allez-vous comporter avec cette voiture? Vous allez probablement lire le manuel d’utilisation quatre fois avant de la conduire, vous allez la garer dans le garage, la protéger en tout temps, changer l’huile deux fois plus souvent que nécessaire et si il y a le moindre pigment de rouille, vous allez faire réparer immédiatement afin qu’il ne se propage car vous voulez vraiment que cette voiture vous accompagne jusqu’à la fin de vos jours dans le meilleure état possible. Et voici le comportement que vous devriez également avoir vis-à-vis de votre corps et de votre esprit. Vous n’avez qu’un seul corps et un seul esprit pour le restant de votre vie. Si vous n’en prenez pas soin, si vous ne permettez pas à ce corps et à cet esprit d’aller le plus loin possible, qu’en sera-t-il au moment où vous aurez quarante ou cinquante ans ? Vous serez comme une voiture qui ne peut plus aller n’importe où. N’est-il donc pas tout aussi important de prendre soin de votre esprit et votre corps comme il est de prendre soin de cette voiture? Ils semblent bien que oui ».  

Que vous inspires cet article ? Avez-vous vous-même des expériences d’investisseur à partager ?

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