La location saisonnière

Moins courante que la location « classique », mais en perpétuelle augmentation car très rémunératrice, la location saisonnière ne cesse de prendre des parts de marché dans les villes et les lieux touristiques de l’hexagone.

Les modalités de la location saisonnière diffèrent de la location longue durée notamment sur le point de la fiscalité et des obligations du bailleur.

Définition 

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Par définition, une location saisonnière est une location d’un bien meublé dit « de tourisme ».

La durée de la location, les conditions du contrat ainsi que les loyers sont fixés librement entre les parties concernées à savoir le locataire et le bailleur et éventuellement l’agence immobilière par laquelle le bailleur peut louer son bien. L’avènement des plateformes de mise en relation entre locataires et bailleurs a d’ailleurs eu un effet booster de cette forme de location. J’y reviens plus loin dans cet article.

La location saisonnière est la location d’un bien immobilier dont la durée maximale, et non renouvelable, ne doit pas excéder 90 jours consécutifs.

Le Code de la Construction et de l’Habitation précise que l’adresse, l’objet de la location en meublé, doit être la résidence principale, ou la ou les résidence(s) secondaire(s) du propriétaire.

Obligations du bailleur

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Pour ceux qui souhaitent se lancer, la location saisonnière est une alternative idéale compte tenu du fait que le secteur bénéficie d’un cadre réglementaire assez flexible.

Pour mettre un bien en location saisonnière, le propriétaire doit faire une déclaration de l’activité de loueur meublé de résidence de tourisme auprès de la mairie où est situé l’objet. Si les revenus ne dépassent pas 32 100 euros par an, le bailleur bénéficie d’un abattement fiscal forfaitaire de 50%. Concernant le local, il doit être équipé d’un toilette, d’une salle de bains, d’une cuisine avec les ustensiles d’usage.

Le bien doit également être suffisamment meublé pour permettre au locataire d’y vivre normalement et convenablement. On citera, notamment, un lit, des chaises, une table ou encore un ou des meubles de rangement. Pour les différents abonnements comme l’eau, l’électricité ou le gaz, le propriétaire intègre ces charges dans le loyer puisque la location a un caractère temporaire. Il pourra aussi relever les compteurs en début et en fin de séjour et appliquer un tarif forfaitaire à l’unité d’électricité et/ou d’eau consommées qu’il facturera au locataire en ayant pris soin, bien entendu, d’indiquer ce mode de fonctionnement dans son annonce au préalable.

Les états des lieux entrant et sortant ne sont, contrairement à d’autres formes de location, pas réalisés « en comptant les petites cuillères » comme on dit. Il s’agit surtout d’un état d’aspect général car le marché est ultra concurrentiel et les locataires « clients » ont le choix. A vous donc de trouver le meilleur compromis entre un contrôle suffisant pour ne pas passer à côté d’un dégât apparent ou passer au peigne fin la moindre poussière ce qui pourrait vous retomber sur le nez au moment où le locataire laisse un avis sur la plateforme de location par laquelle la mise en relation a été réalisée. L’effet est bien entendu désastreux sur votre attractivité car ces plateformes mettent en relation loueurs et locataires et permettent également des échanges d’avis qualitatifs des prestations avec des systèmes de notation qui ont une incidence sur votre visibilité sur ces sites.

En règle générale, mieux vaut demander une caution de ménage au « check in », récupérable par le locataire en fin de séjour, ce qui est bien plus motivant que la facturation de frais de ménage car psychologiquement, l’effet n’est pas du tout le même…

Modalités et conseils

location saisonnière

Même si la location saisonnière dispose d’une certaine souplesse en matière de législation, un des aspects les plus difficiles de cette forme de location reste la concurrence qui existe aujourd’hui sur ce marché car beaucoup de personnes vivent de ce business.

Il a donc une certaine pression sur les tarifs et si vous êtes comme moi, un investisseur qui ne souhaite pas se lancer totalement dans cette activité, prenez en compte dans votre business plan.

En effet, des charges fixes de gestion locative viennent gréver votre rentabilité. Ceci signifie que d’un point de vue tarifaire ou de service, vous ne pourrez pas vous aligner sur ceux qui sont des professionnels. Vos tarifs seront donc soient plus élevés ou soient vos marges plus faibles.

Un conseil : si vous ne pouvez ou ne voulez pas vous investir à 100%, louez votre bien pour des périodes suffisamment longues (supérieures à 7 jours, par exemple) afin d’atteindre plus facilement votre seuil de rentabilité par location et également augmenter votre taux d’occupation plutôt que d’essayer d’aller dans le sens des plateformes de mise en relation telles qu’Airbnb, Abritel ou Wimdu qui incitent à diminuer la durée minimum de séjour mais qui s’adressent avant tout à des personnes résidentes sur place ayant fait de cette activité leur profession (au moins à temps partiel).

Et vous ? Vous êtes vous lancés dans la location saisonnière ? Et avec quel résultat ?

4 thoughts on “La location saisonnière

  1. J’ai pour projet de me lancer dans ce type de location à l’avenir. Pour l’heure, je ne dispose pas encore du patrimoine nécessaire pour cela, mais ça ne saurait tarder !

  2. Je te remercie pour toutes ces informations. C’est vrai qu’il y a plusieurs points importants dans la location que je ne connaissais pas. J’ai vraiment apprécié ce partage. Bonne journée

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