Faut-il faire des cauchemars avec son taux d’endettement ?

Avouons-le, le stress fait partie intégrante d’une demande de crédit. En particulier si vous avez encore quelques dettes sur le dos. Vos nuits s’écourtent en imaginant la réponse de votre banquier.

Accordera-t-elle votre prêt ou non ? Votre projet d’investissement locatif en dépend, et vous en faites carrément des cauchemars !

Taux d'endettement 4

Et pourtant, ce n’est pas seulement pour vous rassurer, mais le taux d’endettement n’est pas le seul critère pris en compte par une société de crédit.

Si vous voulez investir, il y a toujours une chance que la banque accepte votre demande, en fonction d’autres points comme le « reste à vivre ».

Quel est le taux d’endettement limite pour obtenir un crédit ?

Avant de vous projeter dans un investissement locatif, commencez d’abord par mesurer votre niveau d’endettement. En effet, si vous demandez un nouveau crédit alors que vous êtes déjà endetté, la banque peut refuser votre requête… ou pas.

Taux-dendettement 3

Le taux d’endettement est, en fait, le rapport entre vos mensualités de prêts et vos revenus, vos entrées d’argent.

Ces mensualités concernent tous les crédits que vous avez souscrits, qu’il s’agisse de crédits à la consommation ou de prêts immobiliers. Les revenus englobent, quant à eux, votre salaire mensuel, plus 70 % des revenus locatifs si vous en avez. Les rentrées d’argent en location immobilière ne sont pas, en effet, pas prises en compte dans leur totalité par le banquier, étant donné les diverses charges et taxes qui en sont déduites, entre autres.

Ainsi, le pourcentage qui résulte de ce calcul constitue votre taux d’endettement. Si vous obtenez un chiffre inférieur à 33 %, vous êtes pratiquement assuré d’obtenir un crédit. Sinon, vous devez vous pencher sur d’autres critères.

Pour pouvoir investir via un prêt, le seuil d’endettement maximal est, en effet, fixé à 33 % par votre banquier, soit les 2/3 de la totalité de vos ressources.

Selon votre cas, la banque peut cependant accéder à votre demande, même avec un taux d’endettement plus élevé. Il est notamment possible de souscrire un crédit même avec un taux d’endettement de 40 %, tant que le « reste à vivre » le permet.

La technique, c’est d’adopter une méthode de gestion financière saine et de faire valoir un bon profil auprès de l’organisme de crédit, ce que j’appelle un « triple A » bancaire.

Le « reste à vivre », le critère déterminant

Taux-dendettement 2

Si vous souhaitez investir tout en étant endetté, le RAV ou « reste à vivre » constitue une vraie alternative à mettre en avant.

Grâce à cet indicateur, que votre banquier prendra obligatoirement en compte, vous aurez, en effet, la possibilité d’obtenir votre crédit et de réaliser ainsi votre investissement locatif.

Le calcul de ce « reste à vivre » est très simple. Prenez votre salaire et additionnez-le avec les 70% des revenus locatifs si vous en percevez. Regroupez également toutes vos charges fixes mensuelles, incluant les mensualités de prêts, les taxes foncières et les impôts. Faites ensuite la différence entre la totale de vos ressources et l’ensemble de ces dépenses, et vous aurez votre « reste à vivre ».

Comme son nom l’indique, le « reste à vivre » constitue le montant restant dont vous disposez, après avoir payé toutes vos charges fixes mensuelles. Il s’agit d’un indicateur clé, qui permet à la banque de mesurer votre capacité d’endettement.

Alors vous allez me poser immanquablement la question : quel est le montant de ce RAV ? Et bien disons qu’il n’y a pas de réponse toute faite, chaque étant particulier et dépendant avant tout du train de vie menée par l’emprunteur.  Ainsi vous avez plutôt un profil dépensier, sachez que votre RAV sera en relation directe avec votre propension à ne pas compter. D’une manière générale, il faut avoir fait ses comptes avant de se lancer dans de grandes explications auprès de votre banquier. La bonne attitude est, comme à chaque fois, de bien se connaître avant de s’embarquer dans une aventure qui pourrait mettre mal toute votre famille.

Si vous pouvez cependant vous permettre un taux supérieur aux 33 %, vous pourrez alors investir dans un nouveau projet de prêt. Par contre, si vous vous trouvez très au-dessus de cette limite, votre demande de crédit n’aura qu’une chance très limitée d’aboutir. La banque se devant toujours de limiter les risques de surendettement.

Je note néanmoins que le seuil du « reste à vivre » peut changer selon l’établissement. Et, étant donné les différences entre les coûts de la vie entre les régions, il peut aussi varier en fonction de votre situation géographique.

Dans tous les cas, vous avez toujours la possibilité d’augmenter votre RAV en gérant votre argent au mieux.

Grâce à un investissement locatif rentable, vous pouvez notamment améliorer vos revenus et disposer d’un potentiel d’endettement complémentaire. Vous gagnez ainsi une meilleure image auprès de votre banquier. Les crédits vous seront accessibles plus facilement et vous pourrez investir aisément dans de nouveaux projets, selon vos objectifs.

La base pour ceci, c’est de choisir les affaires possédant les taux de rentabilité les plus élevés. Si vous réalisez un bénéfice régulier de 10 % et plus par exemple, votre banque appréciera sans nul doute votre profil.

Autres points pour ne plus faire de votre taux d’endettement un cauchemar

Pour que votre taux d’endettement ne vous gâche plus la vie, je vous conseille également de considérer d’autres critères à mettre, en plus du « reste à vivre ».

Votre banque ne manquera notamment pas d’étudier votre carrière professionnelle avant de vous faire confiance. D’ailleurs, la plupart des établissements imposent des limites d’ancienneté pour établir le niveau de solvabilité du demandeur.

Présentez ainsi un dossier professionnel en béton et revoyez pourquoi pas également votre mode de vie en général.

Sachez, en effet, que le tabagisme, les activités à risque et les maladies sont de véritables ennemis des demandes de crédit. Ce type de profil est jugé risqué et peut être sujet à un rejet temporaire ou permanent.

Et, bien évidemment, s’il n’y a pas de travail, il n’y a pas de rentrées d’argent et donc pas de remboursement. C’est la raison pour laquelle je préconise de conserver un emploi salarié durant les premières années d’investissement et de conserver le fruit de vos projets pour… d’autres projets !

Alors si vous adoptez une méthode de gestion financière de manière à optimiser vos projets et à vous montrer sous votre meilleur jour aux yeux de votre banquier et que preniez le temps de bien vous organiser pour mener de front projets professionnels et objectifs personnels, et bien là vous aurez trouvé de vraies sources d’enrichissement qui vous vaudront la meilleure des notations de votre banquier et donc les chances de réussites les plus élevées. 

Et vous, avez-vous également des témoignages de négociation avec votre banque qui vous ont donné raison dans vos choix ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.