Le secret du leadership

Il y a quelques années de cela, j’ai lu un livre qui a été une grande source d’inspiration pour moi et dont j’aimerais partager la quintessence. Ce livre s’intitule The Secret: What Great Leaders Know and Do de Ken Blanchard et Mark Miller. Le livre tourne en fait autour d’une idée forte : pour gagner en leadership, les leaders sont au service de leur organisation. Ce concept me surpris beaucoup. En effet, pour moi Français, le leadership recouvrait plutôt des notions d’influence et de charisme, ce « je ne sais quoi » qui fait la différence entre une personne que vous avez envie de suivre jusqu’en haut d’une montagne et une autre qui ne vous inspire pas plus que cela, du moins au premier abord. Et voilà que ce livre proposait une tout autre approche : pour réussir dans ses missions, un leader doit avant tout être au service de ses équipes… D’ailleurs, le secret tient en un mot qui, pour l’occasion, s’est transformé en sigle plein de signification : SERVE (servir en français). Ainsi chaque lettre du mot SERVE possède sa propre définition.

Le « S » pour « See the future » autrement dit « Etre visionnaire »

Leadership Steve Jobs

Les grands leaders ont des qualités indéniables de visionnaire. Ils ont dans leurs gênes un dénominateur commun : au pire ils accompagnent très rapidement le changement au mieux ils sont les instigateurs de ce changement. L’exemple le plus emblématique de ces dernières années est à mon sens Steve Jobs qui a changé notre existence en lançant le premier smartphone (je suis sure qu’il y en a d’autres mais c’est celui qui me vient spontanément à l’esprit 😉 ). Car oui, sans vouloir entrer dans des détails techniques ou Marketing ce qu’à réaliser Steve Jobs tient vraiment du leadership dans toutes ses dimensions et il a su purement et simplement créer le futur de millions de personne (plus d’un milliard de Smartphones ont été vendus en 2013).

Le « E » pour « Engage and develop the others », littéralement « Engager et développer les autres »

Leadership recruter

Nous entrons dans ce qui, selon moi, reste le cœur du management des hommes : savoir recruter et faire évoluer ses collaborateurs. Etre capable d’embaucher « the right person at the right place » est LA qualité, LA compétence indispensable que tout bon leader doit avoir ou obtenir. Prenons le cas inverse où une personne est recrutée mais ne remplie pas son rôle, voire pire elle sous-performe totalement… Comment travailler avec une personne qui possède tous les attributs d’une fonction (responsabilité, pouvoir de décision ou tout simplement tâches à réaliser) mais qui n’y arrive pas ? Peut-être reconnaîtrez-vous dans cette description des exemples de votre quotidien ou d’expériences vécues durant votre carrière. Et que dire des bons profils laissés pour compte, sans aucun soutien de leur hiérarchie ? Les cas ne manquent pas et nous savons quel gâchis tout ceci représente, à tel point que la sous utilisation des compétences est pratiquement entrée dans la liste des gaspillages présents dans l’entreprise, au même titre que la surproduction, les stocks, les opérations inutiles ou les déplacements.

Le « R » pour « Reinvent continuously » ou « Remettre constamment en question »

Leadership créatif

Pour perdurer une organisation doit savoir se remettre en cause. Ceci n’est possible que si ces dirigeants savent créer un environnement favorable à la remise à plat régulière de leurs organisations. J’étais présent il n’y a pas très longtemps (octobre 2014) à un séminaire sur le mangement par le Lean, cette méthode de management (très) opérationnelle visant à produire d’avantage avec moins de ressources. J’ai été particulièrement impressionné lorsqu’un entrepreneur est venu présenter sa démarche et nous a indiqué en introduction que si rien n’avait été réalisé, la société n’existerait tout simplement plus. En effet, la technologie qu’elle emploie est tout bonnement révolutionnaire mais sa manière de fonctionner n’était pas en phase avec le monde industriel et surtout avec ce que désiraient ses clients. Après de nombreux essais, l’entreprise est de nouveau viable et gagne des parts de marché ce qui est tout à fait remarquable dans le contexte économique actuel et c’est de surcroît une société française alors « cocorico ! » 😉 ou lorsque la créativité se met au service de l’organisation !

Le « V » pour « Value the results and the relationship » : « Valoriser les résultats et l’esprit d’équipe »

Leadership Spirale-du-succes

« Dans mon entreprise, lorsqu’on ne vous dit rien, c’est que tout va bien…. ». Vous avez peut-être déjà entendu cette remarque, non ? Moi des tonnes de fois. Pourquoi les personnes qui sont à la tête d’une équipe ne savent pas mettre en avant les bons résultats ? Ont-ils peur de paraître satisfaits aux yeux de leurs équipes et ainsi montrer une certaine forme de faiblesse ? Je me souviens d’un de mes supérieurs qui n’hésitait pas à fêter les succès avec les membres de son équipe et qui avait mis tellement d’humanité dans son management que lorsqu’il s’agissait de trouver des volontaires pour travailler les jours fériés ou les week-ends de fin d’année, lui n’avait aucune difficulté contrairement à d’autres qui devaient embaucher des intérimaires au prix fort pour une qualité de travail bien moindre par rapport à celle atteinte par les titulaires qui ne voulaient pas collaborer. J’ai l’habitude de donner une autre définition à la valorisation des rapports humains au sein d’une équipe : un Manager doit aimer travailler avec les personnes qui forment son équipe ; autrement dit, si vous travaillez avec une équipe avec laquelle vous n’avez aucun plaisir à travailler, poser vous quelques questions sur votre management. La spirale du succès ressemble étrangement à celle de l’échec et quand les bons ou les mauvais réflexes sont ancrés, ils vous font pencher d’un côté ou de l’autre.

Le « E » pour « Embody the value » soit « Soyez exemplaires »

Leader exemplaire
« Faites ce que je dis, pas ce que je fais ». J’ai vu durant mes plus de vingt années de carrière tellement de cas plus ou moins révoltant, d’abus de pouvoir ou, plus simplement, de cadres qui préféraient se complaire dans la facilité plutôt que de faire l’effort de rester dans les limites qu’ils s’étaient eux même fixés. L’effet est totalement dévastateur et les rancœurs les plus profondes naissent de ces exaspérations devant un hiérarchique qui ne respecte pas les règles ou qui demande à son équipe de faire deux heures de plus quand lui part chez lui sans aucune explication, ni même un « au revoir, bonne soirée », marque d’un minimum de respect. Pour ceux qui vont être amenés à prendre des responsabilités de Manager, commencez par vous renseigner sur « l’histoire » de l’équipe que vous allez reprendre. En vous intéressant à cette histoire vous allez à coup sur éviter bien des erreurs présentes et futures car des cicatrices peuvent être toujours béantes, dues aux manquements du Manager qui vous précède.

J’espère que cet article sur le leadership vous à apporter quelques idées ou quelques réflexions.

N’hésitez à donner votre avis ci-dessous pour débattre sur ce sujet passionnant.

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