La franchise, est-ce un bon plan ?

Je suis allé au salon de la franchise, histoire de voir s’il n’y avait pas quelques business novateurs, des pépites, sur lesquels investir.

En fait il y a deux types de franchise : celles où les franchiseurs « rament » pour trouver des franchisés « motivés et solvables » ; et puis celles que je qualifierais de grosses machines hyper organisées qui ne laissent rien au hasard et qui surfent sur la voie du succès. Alors évidemment votre serviteur a approché les deux.

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Autant vous le dire tout de suite : pour les « petits » les temps sont durs. Je me suis déjà fait relancer par l’un d’entre eux suite à notre rencontre sur le salon. Pour les autres, c’est plutôt à vous de montrer que vous êtes motivés et prêts à tout pour rejoindre le réseau à commencer par la somme que vous êtes disposés à investir dans le Business de vos rêves, car nous parlons ici d’un minimum de 300000 euros, enfin pour un gros projet bien sûre. Pour les personnes intéressées j’ai d’ailleurs un petit conseil : concentrez vos efforts sur le Directeur du Réseau. En effet c’est lui le mieux placé pour vous dire si vous êtes potentiellement apte ou pas et si votre projet (moyens financiers, régions souhaitées, compétences nécessaires, etc.) a des chances d’aboutir.

Attention au retournement du marché

A mon sens la franchise est liée à une vision traditionnelle du commerce avec ses murs, ses stocks, ses équipes à gérer. Bref une économie de terrain pure et dure.

Pour aller dans ce sens, l’annonce faite par une grande banque de vouloir fermer 400 agences d’ici 2020 apporte de l’eau au moulin de ceux qui pensent que la franchise n’a pas fini de se développer car d’autres banques vont suivre cette tendance de fermeture des agences physiques. Donc, selon toute vraissemblance, de très bons emplacements vont se libérer dans les années qui viennent.

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Le verre à moitié ou à moitié vide

Alors certes, si des emplacements se libèrent, ce sont des opportunités d’installation de nouveaux commerces qui voient le jour sur des emplacements « Premium » et cela va plutôt dans le sens de la franchise. Mais, à contrario, comment ne pas s’inquiéter de voir toutes ces fermetures sachant que notre économie, notre vie, se numérise ? N’est-ce pas le fait de la numérisation et de la possibilité donnée aux clients de réaliser toutes leurs opérations de comptes bancaires sur Internet que ces agences ferment ?

Un exemple fictif : je suis propriétaire d’une supérette que j’exploite et me permet de vivre convenablement de mon affaire. Que se passerait-il si demain le franchiseur emploie des coursiers « ubérisés » pour distribuer à un meilleur coût (et donc à des meilleurs prix) les achats d’internautes toujours plus pressés ? Idem pour le salon de coiffure estampillé d’un grand nom de la coiffure et qui verrait ou voit arriver sur le marché des indépendants reliés à leur client par une plateforme de type Uber et qui se déplace à domicile ?

En fait d’un côté nous avons l’opportunité d’une démultiplication d’un modèle traditionnel et de l’autre le risque d’être confronté à une nouvelle concurrence plus flexible (pas d’heure de fermeture) et qui se déplace, plus « agile » comme on dit. Et cela est vrai pour les franchises cela est vrai également pour le reste des indépendants y compris des artisans (électriciens, plombiers, serruriers, etc.).

J’espère que cette réflexion ne vous aura pas enlevé le goût d’entreprendre ou d’investir dans la franchise. Mais ce petit questionnement peut-être digne d’intérêt lorsque l’on doit investir des sommes importantes et fait partie de ce que j’appelle une analyse de risque.

Et vous avez-vous un avis sur le sujet ?

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